Sujet à polémique, le cannabidiol, plus communément nommé « CBD », a fait son apparition dans les e-liquides mais traîne une mauvaise réputation.
Le Laboratoire Français du E-liquide (LFEL) a mené des analyses ainsi qu’une étude bibliographique pour y voir plus clair.

Quelle méthodologie est utilisée pour cette étude sur le CBD ?

L’analyse pure et dure

D’un point de vue analytique, l’identification et la caractérisation du CBD sont réalisés à l’aide de chromatographes.
Pour les émissions de vapeur, un robot vapoteur (U-SAV) générant l’aérosol est utilisé.
Cette vapeur est ainsi analysée par les chromatographes pour analyser la composition du produit.

L’étude bibliographique

Concernant l’étude historique et scientifique, le LFEL s’est appuyé sur un nombre important d’études parues ces 50 dernières années.

Les premières études

La découverte et l’isolation du cannabidiol (CBD) date de 1950 par Adams puis la découverte de sa structure en 1963 par le Dr Mechoulam.
Le nombre d’études explose dans les années 1990-2000 et ceci pour deux raisons :
– La première étant que les législations sur les cannabinoïdes s’assouplissent, notamment aux Etats-Unis.
– La seconde vient de la compréhension plus pointue des mécanismes d’action des cannabinoïdes (système récepteurs) permettant de démontrer que le THC n’est pas le seul composé à posséder des propriétés pharmacologiques.

Le CBD et le THC sont ils différents ?

Le CBD et le THC ont des structures chimiques très proches.
Cependant ils sont vraiment à distinguer sur les effets secondaires qu’ils engendrent ainsi que sur la finalité de leur consommation.
En effet, le CBD contrairement au THC, ne possède que très peu d’effets secondaires avérés.
La différence fondamentale entre ces deux molécules est que le CBD n’entraine pas d’effets psychotropes. Par conséquent sa consommation n’a absolument pas pour but de reproduire l’effet d’ivresse ou d’euphorie du THC, mais bel bien d’avoir une action sur le bien être de la personne.

Quels sont les effets du CBD ?

Le CBD possède de nombreux effets pharmacologiques, certains plus identifiables que d’autres. Les plus importants portent sur les aspects anxiolytiques, antipsychotiques et analgésiques.
Grâce à ces propriétés, le CBD permet de réduire les états de stress ou d’anxiété.
On peut aussi noter que le CBD peut également diminuer les effets du THC.
Certaines études actuelles démontrent que le CBD aiderait à la réduction des symptômes liés à l’addiction.
Dans le cas d’un vaporisateur personnel cette caractéristique est intéressante d’un point de vue du sevrage tabagique et nicotinique.
Pour finir, le CBD possède également des propriétés sédatives, neuroprotectrices, antiépileptiques ou encore antidystoniques (troubles du tonus musculaires).

Quel est le plus dans le fait d’inhaler le CBD ?

L’intérêt est lié à sa biodisponibilité. Lorsqu’on inhale une molécule, le corps n’absorbe pas tout : une partie est expirée, l’autre est dégradée avant absorption.
La proportion de la molécule absorbée par le corps, rapportée à la quantité totale de la molécule consommée est ce qu’on appelle la biodisponibilité.
Concernant le CBD, lors d’une injection intraveineuse, la biodisponibilité est par définition de 100 %, dans le cas de l’inhalation elle est de 20% et en ingestion elle se situe aux alentours de 8 à 10 %.
L’inhalation offre donc une plus forte absorption de la molécule consommée que l’ingestion, ainsi qu’une transmission plus rapide des signaux sensoriels au cerveau (supérieure à celle d’une prise en intraveineuse).
Enfin, le CBD s’allie bien avec la vape, il se vaporise à des températures qui sont dans les ordres de grandeur que peut atteindre un diffuseur personnel (e-cigarette).

Pourquoi le CBD est-il encore soupçonné d’être un psychotrope ?

Une des principales raisons est que l’on associe le CBD au chanvre récréatif, alors que la finalité n’est pas la même.
La dessus il y a un gros travail de pédagogie à faire, surtout en France où le sujet est encore tabou.
Il faudra expliquer et réexpliquer que ce n’est pas le CBD qui procure les effets psychotropes du chanvre mais bien le THC ; que l’usage du CBD et du chanvre contenant du THC fumé sont différents et que leurs effets ne sont pas les mêmes.

La molécule reste-t-elle stable à la chauffe ?

Il n’y a que peu d’études sur le sujet (une ou deux) qui le démontrent. Mais aux températures utilisées, on peut penser qu’elle est stable.
Lors des tests menés par le laboratoire LFEL avec son robot vapoteur (U-SAV) dans des conditions extrême, proche du dry hit, ils n’ont pas trouvé de produits de dégradation dans les émissions liées au CBD.

 

source: PGVG magazine

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